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 Jin Roh - Un film, un hommage

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The Sorrow
Seito
Seito
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MessageSujet: Jin Roh - Un film, un hommage   Lun 18 Avr à 10:01

pas grave... je l'ai retapé... (et je profite des vos messages :p)

Jin Roh : (人狼)



Type : Anime - Film

Auteur : Mamoru Oshii

Genre : Thriller, policier & Petit Bijou à voir absolument !

Avant de commencer la critique de ce film, je voudrais rectifier un peu sur toutes les âneries que j'ai pu lire à son sujet : Jin Roh est une fiction, mais reste un hommage au passé de l'archipel Nippon. On voit en effet les Japonais comme un peuple paisible qui ne connaît pas les tensions sociales, ni les manifestations ; l'image du Japonais en grève, continuant de travailler mais avec un brassard "en grève" reste plaquée dans notre - fausse - vision de ce pays. Avant 1970, le Japon était presque en état de siège.

Le contaxte repris est celui de la Guerre Froide. Les deux blocs s'affrontent plus ou moins ouvertement, par pays interposés, par idéologie et partis politiques. Après les deux Corées, le Japon devient un territoire revendiqués par les Américains comme une base avancée contre l'URSS. Les étudiants communistes et les syndicats dont les ficelles sont tirées par la Douma vont crées de graves tensions, et toute une séries d'émeutes jusqu'en 1970.

Cette même année, devant la résistance des politiques Japonais à l'élaboration d'un régime communiste, ainsi que de la population - effrayée à juste titre par les massacres & la perte de patrimoine causés par la Révolution Culturelle de Mao - , un coup d'état des ultraimpérialistes, de la Tate no Kai (Société du bouclier), dirigé par l'intellectuel & écrivain Yukio Mishima, échoue le 25 novembre 1970 à soulever les généraux contre l'occcupant Américain et le "danger Russe", en vue de rétablir un pouvoir impérial et shogunal - premier ministre disposant des pouvoirs militaires - comme du temps du général Tojo, pendu en 1948 après les procès de Tokyo. Il se suicidera par Seppuku à son domicile, quelques minutes avant que l'on ne vienne ne l'arrêter.

Après cela, le Japon connût malgré le choc pétrolier la fin des émeutes aussi violentes... jusqu'à l'éclatement de la bulle spéculative de 97, qui fit une dizaine de blessé dans quelques émeutes, il y a peu.


Le scénario part donc de ces évènements, mais pour pallier aux polémiques éventuelles, ceux-ci sont adaptés, renommés, et l'invention de l'unité Panzer - qui n'a jamais existée - veut faire de ce film une fiction, je le répète. Le dessin n'a pas été fait à l'ordinateur, et c'est rare à souligner, pour un film sorti en 1998 ! Le style reste donc 'old school", très sombre, dans des teintes pastèles qui virent du trais détaillé jusqu'au flou - scène finale - ce qui ajoute indéniablement à ce film. Les Musiques, signée par Mizoguchi Hajime (Escaflowne...) sont absolument poignantes.
Le dvd : edition collector Française absolument indispensable : 2 DVD + OST, dans un coffret - signé lors de la présentation par l'auteur à Annecy pour celui que je possède ^_^ - image sublimes, son 5.1 de très bonne facture, dvd bouré de bonus, interviewant tout ce qui pouvait être interviewable, des extraites, un making of intuitif, des scènes coupées... Le film lui-même est en deux langues, mais pour une fois, la VF est très bien réussie... j'arrive même à la préférer à la VO, c'est dire !

Le scénario du film : Tokyo, fin des années 60. Le pays est en proie à de grands troubles sociaux. Le gouvernement se base sur la police et sur des unités d'élites, équipée militairement, pour maintenir l'ordre. Un jour, lors d'une émeute, des anachistes d'une organisation surnommée "La secte" profitent d'une violente manifestation pour commettre un attentat destiné à renforcer le climat d'opposition entre syndicats et pouvoir. Traqué dans les égouts, ils sont abattus. Mais cette organisation emploie des enfants, ou des jeunes femmes, pour porter les munitions et les explosifs. Un jeune soldat, face à l'un de ces "Chaperons Rouges", ne peut se résoudre à tirer. Et l'enfant se fait exploser face à lui.

Blessé mais ayant survécu gràce à son équipement, Kasuki Fuze est rayé de l'actif de l'armée et de la Fosen (Panzer). Et commence le thriller politique... l'originalité de Oshii est d'avoir mêlé à son film l'histoire du petit Chaeron Rouge, ajoutant cette touche de poésie qui fait toute la différence dans l'athmospère d'un film.

C'est rare, mais je vais résumer l'histoire de ce film - en le découpant en partie commentée - l'un de mes préférés ! Je le déconseille à tous ceux qui cherchent des choses simples, des films bourrés d'action. Ce n'est pas un manga "Chuck Norris" Laughing , où il n'y a pas de scénario. Vous devrez vous impliquer pour comprendre l'ensemble. Parfois lent, parfois difficile à comprendre quand aux rebondissement (Le premier trahit le second qui trahit le troisième et le prmier, etc...), il reste un splendide chef d'oeuvre, voir LE chef d'oeuvre du cinéma noir d'animation. Ne vous contentez pas de la lecture, voyez le. Avec la bande son derrière, cela tient au magique.



Dernière édition par le Lun 25 Avr à 9:10, édité 3 fois
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vash
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MessageSujet: Re: Jin Roh - Un film, un hommage   Ven 22 Avr à 19:30

Je profite de ton message puisque le problème est réglé, m'évitera d'en ouvrir 50 :p ... The Sorrow Copyright & Cie Laughing EDIT

hé merci Vash de me permettre de "squatter" ce post

The Sorrow

SPOIL :

L'histoire - après un résumé de la situation politiques dans laquelle se déroule le film - débute en survolant la ville, de nuit, dans un hélicoptère de la police. Une voix annonce qu'une émeute de plusieurs milleirs de manifestants se déplace vers le centre de la ville. Des centaines de policiers sont mobilisés dans les rues pour faire barrage. Dans la foule, une petite fille, s'approche d'un manifestant ; habillée de rouge, elle tient une petite calebasse, qui pourrait contenir son repas, ou ses livres scolaires. Elle la tend à l'homme, devant elle, en lui disant : "De la part de Mère Grand, fais-en bon usage". Ce dernier la reagrde un instant, puis s'en va vers les premiers rangs des manifestants, qui jettent des pierres sur les CRS nippons, qui maintiennent leurs positions, et les empêchent de passer. Marchant puis courant, il tire sur l'amorce du sac - une bombe - la projettant tel un lanceur de poids dans les rangs des hommes en bleu... Elle rebondit puis s'immobilise, l'homme se jette à terre.

Quelques instants plus tard, elle explose, blessant des dizaines de policiers, et brisant leur rangs. Le commandant de l'escadron, pensant que les manifestants utilisent des cocktail molotov, donne la charge, les rangs des émeutiers sont balayés, ceux-ci sont tabassés... Tandis que les deux auteurs de cet attentat s'enfonce dans les égouts. La petite fille, plus bas, rencontre un groupe d'hommes armés : les anarchistes, de "la Secte". Ils lui redonnent une bombe, et lui ordonnent de retourner convoyer l'objet sur un autre point.
Elle y va, curieusement sans la moindre expressions. Mais elle entend des bruits, et menace de tomber sur des hommes de la Fosen/Panzer, unité spéciale lourdement armée. Elle fait chemin arrière, pour entendre les hurlements du groupe qu'elle a quitté, massacré par les soldats en armure... dont le casque et les lunettes infravisions, rouge, font plus ressembler à des démons, des loups, qu'à des hommes. Perdue, elle se retourne une fois encore, et cours, tombant plusieurs fois dans l'eau croupie des égouts. Essouflée, prenant appui sur un mur, elle se retrouve face à un soldat, qui lève son arme (M60), s'apprêtant à tirer.



Terrifiée, l'enfant cherche la tirette de la bombe, la saisit... et hésite, les yeux plein de larmes et de peur. D'autres hommes aux yeux rouges arrivent, l'un d'eux ordonnent à celui qui la tient en joue de tirer... mais il ne le fait pas, se contentant de son inhumain regard de la fixer. Elle le regarde avec un masque de terreur, et amorce sa bombe, la serrant contre elle. L'homme de lui demander : "Pourquoi" ?





Un de ses équipiers le précipite à terre, tandis qu'à lieu l'explosion. Les deux hommes se relèvent, toussant, enlèvent leurs masques... Devant eux, il n'y a plus rien qu'un mur parsemé de tache rouge, débris de vêtements et de sang. l'explosion cause une rupture de courant dans la ville. Le soldat, Kasuki Fuze, baisse les yeux.

* * *

(Fin du premier acte du film : A noter, la volonté de Mamoru Oshii de montrer plus que le scénario d'émeute qui l'a lui-même marqué - il participe à plusieurs violentes manif' en 1969 & 70' - l'instrumentalisation de l'innocence d'un enfant ; l'habit de "Chaperon Rouge" est volontaire, afin de mêler ce conte à l'histoire qu'il nous raconte, et c'est là un tour de main splendide). A noter aussi, le début, qui indique bien que le pays est divisé entre manifestants (communistes et syndicalistes), anarchistes (La Secte, qui en posant des bombes lors des manif', espère un affrontement entre Police et manifestant pour faire le chaos et prendre le pouvoir), et Police, outil du gouvernement pour installer une dictature oligarchique. La Fosen est à part, c'est une brigade lourdement armée, sous les ordres du ministre, qui ne tolérerait aucune émeute... mais aucun coup d'état non plus : c'est la raison pour laquelle les Politiques cherchent à briser la division Panzer. Enfin, La brigade des loups est interne à la Panzer : c'est un groupe secret qui est financé en sous-main par... les Américains. Instaurer un cntrôle sur le gouvernement du pays par la machination, le chantage, le meurtre, etc... bref, ce sont des espions, infiltrés.)

* * *

Seconde Partie : Fuze court dans une vaste étendue devant un immeuble de style XIXème. C'est une première punition pour son insuvbordination. Il court presque jusqu'à épuisement. Au premier étage du bâtiment, l'observant, des hommes du gouvernement, chef de la Police, l'observent en évoquant les évènements de la nuit. Les dissenssions entre Police et Fosen se font de plus en plus visibles, tandis que les hommes évoquant des rumeurs sur l'existence de la Brigade des Loups. Il est décidé que Fuze passera en jugement devant un tribunal militaire.
Scène suyivante, Fuze, en uniforme, debout au centre d'une vaste pièce. Interrogé sans ménagement, sans avocat par un dizaine d'homes dans l'omber, face à lui. Ces derniers le questionnent sur ses ordres de mission, et lui demandent pourquoi il n'a pas tiré (petits feedback sur la scène de l'explosion). Sa réponse : "Je ne sais pas". Cassé de son rang, il est renvoyé à l'Académie militaire pour parfaire sa formation, avec possibilité de réintégrer les rangs.
Scène suivante, dans la campagne, un bâtiment avec une vaste cour. Fuze, bien qu'il fasse bande à part, execute des exrcice divers, endurance, tir, etc... Cela semble durer quelques jours. Un soir, il sort de la caserne et prend un tramway. Musée de l'histoire Naturelle de Tokyo-cho : devant la vitre qui exose des loups naturalisés, Fuze rencontre l'un de ses anciens amis, XXX, qui malgré son entrainement à l'Académie, a rejoint le bureau de Police. Il lui fournit des informations sur la petite fille qui s'est fait sauter devant lui : Nanami Agawa, "cheveux courts". On apprend quelques info sur son passé.

Cimetière du crématorium de Akihabara, près du fleuve. Fuze longe une série de boîtes, qui contiennent les restes de nombreuses familles. Tournant dans une allée, il tombe sur une femme en train de prier devant un autel et un casier ouvert. Elle se retourne vers, lui, Fuze a un sursaut, puis il se reprend. Ce n'est pas la fille qu'il a vu se suicider devant lui, mais la ressemblance est frappante. Elle lui demande de partir, le prenant pour un membre de "La Secte". Fuze la regarde.





Scène suivante : dehors, longeant le fleuve : Un bus et une Buick passent; La ville nouvelle et ses immeubles sont visibles de l'autre côté du fleuve. La soeur de Nanami se retourne, cheveux longs au vent.

Fuze la regarde en lui demandant : "Pourquoi ne me reprochez-vous rien ?" _"Vous faisiez tous les deux votre travail chacun dans son genre (...)... En plus d'après ce que l'on m'a dit, vous n'avez pas tiré sur elle". Arrivant sur un pont, marchant lentemant, ils s'arrêtent. "Cheveux Longs" remet a Fuze une enveloppe contenant un livre "Die RottKäppchen" (Le petit Chaperon Rouge, bande de Germanophobes :p). Elle évoque ensuite le fleuve, et regardant les mouettes, se demande où se jette le fleuve.

* * *

(Fin du second acte : ici, moins de choses à dire : les scènes dans le Mueseum et le crématorium sont cependant du C/C à partir de photos. La scène sur le pont et le long du fleuve montre le passage d'un Tokyo ancien, c'est à dire presque rural, au temps des premiers grattes ciel le long du fleuve. Encore une fois, Oshii place ses regrets dans cette partie. La scène du jugement & de la discussion politiques met en place les pièces, laisse "en suspens". La scène avec son "ami" au Musée est à rapprocher de celle avant le procès, elle met les pièces en places, elle permet de situer les relations qu'entretiennent les deux hommes, visiblement amis malgré les dissensions d'ordres politiques entre Police et Fosen).

* * *

Troisième partie : Vision à la première personne, teinte rouge d'un couloir. C'est un exercice de Fuze avec d'autre hommes, dans les combinaisons d'assaut des Panzer. La scène de l'assaut est entrecoupées du récit du conte du petit chaperon Rouge - la première version, pas celle pour enfant : (NB, en Italique, la version adoptée par Mamoru Oshii), lu par Fuze dans sa chambre ; pour nous, les paroles sont lues par "Cheveux longs".



Es war Einmal ein Mädchen, das hatte seine Mutter siehen lange Jahre nicht Gesehen.
Il était une fois une petite fille, qui n'avait pas vu sa mère depuis 7 ans.
Man hatte dem Mädchen ein Kleid aus Essen angezogen und sagte ihm fortwährendt : "When Du das Kleid durchghetragen hast, kannst du sicher deine Mutter wiedersehen."
Sa mère l'avait habillé d'une armure et lui avait dit quand cette armure sera usée, tu pourras venir me voir.
Unerwärdlich rieb sich das Mädchen an der wand und versacht das Kleid.
Désespérée, la petite fille frotta son armure contre les murs pour l'user.
Endlich brach das Kleid auseinandgefall. Mit etwas Milch, Brot, Käse und Butter, versorgt machte sich das Mädchen auf zu seiner Mutter.
Elle y parvint finalement. Elle prit du lait, du pain, un peu de fromage et de beurre, et partit rendre visite à sa mère
Im Wald traf es einen Wolf, der fragt sie : "Was hast du in deinem Kôrbchauen, kleine Mädchen ?"
Dans les Bois, elle rencontra un loup." Que portes-tu avec toi ?", lui demanda le loup.

De retour sur Fuze, qui a des hallucinations durant l'exercice : il se fait dépasser par la petite fille qui court dans les égouts. Tout le récit du conte après se fait en voix Off.

(Je laisse tomber la traduction en Allemand, vous n'avez qu'à trouver la version du Petit Chaperon Rouge. Celle où il n'y a pas de chasseur à la fin Wink).
"Du Lait, du pain, un peu de fromage et de beurre", lui répondit l'enfant. Alors le loup lui demanda si elle voulait partager.
La petite fille refusa et lui expliqua que c'était un présent pour sa mère.


Fuze sent une main se poser sur son épaule. Il est resté immobile durant quelques instants, et l'un de ses hommes, l'a touché pour voir si tout allait bien. D'un main, il leur fait signe de commencer l'exercice, lui en tête. Le groupe s'avance prudemment, face à un escalier le gravit tandis que le conte continue en voix Off.

Puis le loup lui demanda si elle comptait prendre le chemin des épinglettes ou celui des éguillettes.
"Le chemin des épinglettes", répondit l'enfant.
Alors le loup prit le chemin des éguillettes, arriva chez la mère de la petite fille, et la dévora.


Le groupe arrive au second étage, une porte fermée. Il se mettent en position pour défoncer la porte et entrer dans la pièce.

Peu de temps après, la petite fille arriva devant la maison de sa mère.
"Mère, ouvrez la porte", s'exclama-t-elle. "Pousse-la, elle n'est pas fermée", répondit le loup.


La porte dégondée atteri au milieu de la pièce. Deux soldats se précipitent à l'intérieur, mais la fenêtre les aveugle, rendant éblouissant le système d'infravision de leurs armures. Les deux hommes sont touchés, et chutent par terre. Un troisième, main devant les yeux, mitraille celui qui vient de les abattre, abrité derrière un vieux canapé (NB : Dans l'exercice, l'ennemi porte le même type d'armure, mais un scotch rouge sur une épaule le différencie de l'équipe d'assaut de l'exercice). "L'enemi" évite de justesse les tirs et se précipite dans une roulade dans la pièce adjacente.
Le troisième homme s'avance, entend un sifflement, regarde à ses pieds et voit un cylindre rouler vers lui, un fumigène qui explose à cet instant précis. il retourne dans le couloir. "L'enemi", dos au mur, attend en visant la seule entrée possible, la porte. C'est alors que derrière lui, défonçant la paroie de boie surgit le 3ème homme (Fuze, vous l'aurez compris) qui braque son arme sur le "rouge"... et ne tire pas, hallucinant au dernier moment en voyant la soeur de Nanami Agawa en place du soldat de l'exercice qu'il doit abattre. Ce dernier se redresse et n'hésite pas, lui tirant à bout portant dessus. puis se retournant, termine dans l'escalier les deux derniers soladts de l'équipe d'assaut qui montaient en soutient.

Puis il enlève son casque, revient vers Fuze, et lui jette : "Espèce d'imbécile".

* * *

(Fin de la troisème découpe : Cette partie est en fait le coeur du film : le récit du compte, croisé avec le scénario complexe de Oshii. Durant l'exercice, les soldats utilisent des armes à balles en caoutchouc. La musique d'arrière plan vous donne envie de vous tirer une balle, tant c'est beau mais triste. Ce film est à oublier si vous ètes neurasthénique !). On perçoit la détresse de Fuze, apparemment complètement dépressif. Pour la traduction en Allemand complète du compte, je peux le faire, mais ça me saoûlait au premier paragraphe, alors le second...)

* * *

Suite et fin dans la semaine. (+ autres illustrations.... sur les post plus bas... Vive la fonction EDIT :p)

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Ryuzaki-kun
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MessageSujet: Re: Jin Roh - Un film, un hommage   Sam 23 Avr à 18:14

Toujours dans la fonction EDIT, je vire les j'ai Jin Roh et ton dossier est bien pour mettre le suite Wink merci aux intéressés, de ne pas éditer ce que j'aurais écrit (même si je fais une copie de sauvegarde dorénavant -_-' Wink).

The Sorrow Wink

* * *

Extérieur, dans la cour de la caserne. Deux instructeurs engueulent sévèrement le commandot qui a échoué dans l'exercice. Fuze à l'écart semble détaché. Plus loin, l'intructeur (l'ennemi au brassrd rouge du test) et Emui (l'ami du Fuze, qui a rejoint le bureau après l'Académie) discutent dans un angle. Ils s'interrogent sur les raisons pour lesquelles Fuze, malgré ses talents, n'a pas tiré. Ils évoquent "Cheveux longs". Ici, l'instructeur donne déjà le dénouement du film : les animaux -c'est à dire les soldats - et les hommes ne peuvent se mélanger. Blanc.

Scène suivante. Un immeuble en construction, un bulldozer. Sur les ruines de vieux bâtiments portant encore les traces des bombardements de 1945, des nouveaux buildings voient le jour. Fuze et "Cehveux longs" sont dans un parc, près d'une vieille balançoire. "Regarde, qu'est ce qu'il y avait au coin de la rue avant qu'ils ne le démolissent ? Tu t'en souviens ?" Fuze, silencieux, hoche la tête de façon négative. "C'est toujours la même chose... les gens oublient tout tellement vite... En fait, quand un bâtiment disparaît, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Et quand les gens meurent, c'est peut-être pareil." Fuze la regarde, toujours silencieusement. " Tu ne trouves pas cela triste ?"

Un vélo passe, vue sur la rue et les travaux en cours. Retour sur le parc, scène de la balançoire.





Nouvelle scène, sur un building dont le toit est un petit parc d'attraction. Vue sur la ville. "C'est beau. (...) Chaque fois que je viens ici, je pense toujours à la même chose. Je me dis qu'un jour, j'ignore quand, je pourrais quitter cette ville. je partirai très loin dans une ville que je ne connais pas, et je deviendrais une autre. (...) pourquoi est-ce que tu es rentré dans l'unité Panzer ?" en regardant Fuze. 3 Je ne sais pas, c'est dur à expliquer, comme si j'avais enfin trouvé un endroit où aller."





"Comme si tu avais trouvé ta place ?" "Peut-être..."

Scène avec un enfant et un ballon, qui tombe et est ramassé par "Cheveux longs". Fuze recommence à halluciner en les regardant de la grille, voyant par Flash son amie se faire dévorer par une troupe de loups, puis mitraillée le long d'un mur (Nd The Sorrow : j'ignore ce qu'il a pris, mais un bad trip aussi long O_o"... Laughing).



(Voix off de "Cheveux longs") : "Tu ne peux pas venir". Arrière plan des égouts, Fuze suit une silhouette vêtue de rouge qui s'enfuit... la jeune fille du début. Des loups apparaissent derrière lui, le suivant. Une grille.







Le chaperon rouge est derrière, Fuze lui hurle "Attends, je veux te demander quelque chose" alors qu'elle s'enfuit de nouveau... Elle s'arrête et se retourne... C'est "Cheveux Longs" : "Non, tu ne peux pas venir... tu ne dois pas venir, c'est interdit" la grille s'ouvre, et la meute derrière Fuze se jette sur "Cheveux Longs" et la dévore. Fuze à l'arrière plan hurlant : "Non". Et il a (encore !) un autre bad trip, il se revoit dans le tunnel, sans casque, à tirer sur successivement "Cheveux Courts" / "Cheveux Longs", entouré par les soldat dans leurs armures aux yeux rouges, à l'arrière plan.










Fuze se réveille, c'est la nuit, il est seul dans sa chambrée. Se lave le visage.

Scène suivante : dans un petit appartement, un téléphone est posé à même le sol; Cheveux Longs entre dans le champ, décroche et dis plusieurs fois oui, l'air abattue. Après avoir raccroché, elle s'allonge et soupire en regardant le plafond.

* * *

(Fin de cette parti assez triste sur certains angles : l'auteur revient sur la modernisation de Tokyo, qui a fait perdre toute poésie à la ville au profit du modernisme. mais il reste sur les rails du film, ce n'est qu'un plus. Le bad trip de Fuze lie toujours plus l'intrigue au conte du petit Chaperon rouge. Les Soldats de la Panzer sont comparés aux loups, et le Chaperon Rouge, symbole de l'innocence, est dévoré). On a l'impression que les deux personnages errent sans but dans ce Japon des tensions & du progrès dans lequel ils n'ont pas leur place.

* * *

Scène suivante :

Vue de l'extérieur : la ville perd les bannières de ses enseignes au profit de cadres électriques multicolores, vision d'un univers moderne ; un enfant vêtu à l'américaine voit défiler une manifestation de partisant de la société du bouclier, sans avoir l'air de savoir ce dont il s'agit. Deux femmes et leurs maris vêtus à l'occidentale discutent en riant près d'un grosse Buick noire. La foule se croise sans se regarder, sans se parler. Arrière fond sonore, voix de Fuze : "Et, la petite fille qui a pris le chemin des épinglettes, qu'est ce qu'il lui est arrivé ?" (Nd The Sorow : musique à l'arrière fond divine).

(Voix de "Cheveux longs") : "Entre, pousse la porte, elle n'est pas fermée", répondit le loup. Mais la porte restait malgré tout fermée, alors elle entra dans la maison en se glissant par un petit trou. "Mère, j'ai faim", dit l'enfant. "il y a de la viande dans le buffet", répondit le loup. Mais c'était la chair de sa mère tuée par le loup. Un gros chat bondit sur le buffet, et s'écria : " C'est la chair de ta mère que tu manges".

"Mère, il y a un gros chat sur le buffet, il me dit que c'est votre chair que j'ai mangé". (voix de Fuze pour cette dernière réplique) : "il ment, évidemment. Jette lui ton sabot, mon enfant, jette lui ton sabot."

Scène sur un tramway, circulant au travers des encombrements. Fuze et "Cheveux longs" sont assis à l'intérieur. il commence à pleuvoir.

Après avoir mangé la viande, la petite fille eût soif. "Mère, j'ai soif, donnez-moi quelque chose à boire". "Bois le vin qui est dans la cruche, dit le loup. Elle le but, et un petit oiseau vînt se percher sur la cheminée et lui dit : C'est le sang de ta mère que tu bois. Tu bois le sang de ta mère." "Mère, un petit oiseau perché sur la cheminée m'a dit que c'est votre sang que j'ai bu".

(De nouveau, voix Off de Fuze pour cette réplique) : "Jette-lui ta coiffe, mon enfant, jette lui ta coiffe".

Après avoir mangé la chair et bu le sang, la petite fille se tourna vrs sa mère et dit : "Mère, comme j'ai sommeil tout à coup". (Voix de Fuze) : " Viens te coucher près de moi", dit le loup.

* * *
La suite à venir; mine de rien, j'apprécie de faire cette review; ça me donne l'occasion de redécouvrir dans le détail un film que je pensais déjà très bien connaître Smile. La suite à venir progressivement, jusqu'à son terme final. J'espère qu'elle vous donnera envie de voir ce film qui est l'un des mes préférés Wink !
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Krylancelo
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MessageSujet: Re: Jin Roh - Un film, un hommage   Sam 23 Avr à 18:15

Non personne ne te l'a effacé.. il parait qu'il y a eu quelques souci cette semaine sur le forum...

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MessageSujet: Re: Jin Roh - Un film, un hommage   Mar 26 Avr à 13:29

Eh ben c'est quelque chose ca pour une présentation Sorrow Shocked Shocked Bravo pour avoir si bien relié l'histoire aux évennements historiques, économiques et sociaux qui ont inspirés ce film. thumleft

Je ne l'ai pas encore vu je l'avoue (seulement entendu parlé) mais cette présentation m'a donné envie de voir ce bijou... Ce qui est dommage à mon avis c'est le spoil que Vash a éditer...ca détaille trop les phases du film Confused
PS: Je ne suis pas responsable de ce problème de post et c'est pas à cause de ca que je me cachais ces derniers temps Laughing


EDIT The Sorrow (~_~): c'est pô Vash qui édite cette partie, c'st moi... Je profite de vos Post, ça m'avité d'avoir des "trous" dans la présentation Wink

La suite sans doute demain, ensuite je m'attaque à un monument de ratage, les Gunsmith Cat's.... Avec illustration toujours.

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greg

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MessageSujet: Re: Jin Roh - Un film, un hommage   Mar 26 Avr à 19:22

très bon dossier en plus c passer il y a quelque mois sur arte(trop tard mais bon il l'ont passé)

EDIT (The Sorrow) : Exact, passé vers 22h... Je l'avais déjà en dvd, mais je suis tombé dessus en bossant... et ça m'a fait plaisir. Dommage pour l'horaire.

Ghost In the Shell (1er film) est reprogrammé par M6 pour passer en juin ou en juillet (sans doute seconde partie de soirée)... Ne le manquez pas, si vous ne l'avez jamais encore vu.

Bonne nuit. Wink

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